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Actualités: TENDANCES

Transformation numérique des entreprises : 4 bonnes raisons d’accélérer (avis d’expert)

Isabelle Saint-Martin, Sage

A l’occasion des forums CXP du 11 juin et 2 juillet dernier, un état des lieux des tendances sur le thème de « La transformation numérique au service des métiers » a été réalisé. Cette transformation numérique touche toutes les entreprises, qu’elles soient PME, ETI ou grands comptes. Le processus est en marche, mais la route est encore longue avant que cette mutation nécessaire ne s’inscrive dans la réalité de gestion au quotidien. Pourtant, les enjeux sont considérables : gain de productivité et réduction des coûts, opportunités d’avantages concurrentiels ou de différenciation, insertion de nouveaux talents, etc.

1) Rester compétitif

Lorsqu’ils en témoignent, les dirigeants d’entreprises expriment avec leurs mots à quel point la transformation numérique est nécessaire, poussée par le bouleversement des modes de consommation, mais aussi par l’exigence croissante des cahiers des charges de leurs partenaires, clients et fournisseurs : raccourcissement des délais, des circuits administratifs et des flux physiques, dématérialisation des transactions et de la traçabilité, partage de référentiels au sein des filières, etc. L’évolution des pratiques de gestion les amène immanquablement à moderniser leur système d’information.

Des chantiers à la fois technologiques, organisationnels et humains sont au cœur de leur réflexion, d’autant que dans le contexte actuel, ils ne doivent pas se laisser distancer par la concurrence sur ce terrain-là. C’est crucial pour leur avenir.

Parlant des outils logiciels, la révolution vient aussi de l’intérieur. Les entreprises doivent répondre à de nouvelles exigences des salariés, qui s’attendent à retrouver en milieu professionnel les mêmes réflexes que dans leur vie personnelle, notamment ceux liés au web et à l’usage des équipements mobiles.

2) Gagner en performance

Intégrer la transformation numérique passe par une introspection sur les processus internes, mais également par l’optimisation des relations avec ses pairs au sein de l’écosystème. Virtualisation des échanges, processus collaboratifs, mobilité, etc. La mise en place de nouveaux procédés et de nouvelles technologies logicielles est l’occasion de fluidifier, rationaliser, optimiser l’organisation et donc de gagner en productivité. Cela peut passer par l’intégration, au cœur même des processus de gestion, de canaux non traditionnels comme les réseaux sociaux, par exemple dans le cadre de recrutements ou de la relation clients.

Les gains sont mesurables. Une entreprise qui réussit sa mutation numérique pourrait potentiellement observer une augmentation brute de son résultat opérationnel de 40 %, alors que celles qui ne parviendront pas à s’adapter risquent une réduction de 20 % de leur résultat opérationnel (1). D’après le baromètre Sage Business Index, les entreprises européennes de 100 à 500 salariés ont déclaré avoir réduit leurs coûts de plus de 25 % après avoir déployé une solution dans le Cloud (par rapport à une solution on-premise). Ce taux atteignait même 50 % pour une entreprise sur cinq (2).

3) Tirer parti des nouvelles technologies

Nous le vivons à travers nos clients : toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont bien dans la dynamique d’absorber les évolutions nécessaires à la transition numérique. Au-delà des contraintes immédiates, l’enjeu pour elles est d’identifier de nouveaux leviers de développement. A cette fin, et malgré des moyens limités, les petites et moyennes entreprises font preuve d’agilité et de créativité pour s’adapter comme à leur habitude, dans un environnement en perpétuel mouvement.

Face à cette mutation rapide, les éditeurs de solutions de gestion sont en première ligne. L’anticipation de ces tendances est incontournable pour en intégrer les impacts, compte tenu des cycles de production de l’industrie logicielle. Le numérique doit être en bonne place dans les choix R&D, au niveau des plateformes technologiques constituant les socles applicatifs des solutions. Celles-ci doivent être nativement mobiles, décisionnelles, « cloud oriented ». Elles doivent permettre la dématérialisation, la connectivité entre les systèmes.

En surface, la conception des outils, la facilité pour l’utilisateur de naviguer, d’interroger, de restituer l’information ou de traiter des informations non structurées autant que des informations structurées sont également au centre des préoccupations.

En termes d’appropriation des outils, la logique a d’ailleurs complètement basculé. Dans le passé, l’appréhension de la technologie était l’un des freins possibles au succès du déploiement des logiciels, et plus particulièrement des ERP. Aujourd’hui, l’usage de l’IT apporte de la valeur, est perçue comme facilitant la vie. C’est en tout cas un vrai levier d’adoption qu’il faut savoir exploiter.

Au-delà de la solution, l’expérience des intégrateurs, des professionnels du conseil mais également des structures internes d’accompagnement sont clés pour identifier comment les métiers peuvent tirer parti du numérique, faire le lien en quelque sorte entre les solutions et la réalité de gestion vécue dans l’entreprise au quotidien.

4) Gagner en attractivité

La transformation numérique est un atout pour l’image de marque de l’entreprise, tant externe qu’interne. Elle lui permet d’être plus performante et mieux organisée et ainsi de trouver en la modernité de ses outils le moyen de se démarquer par rapport à la concurrence.

Le Cloud, la mobilité, le digital, la dématérialisation sont autant de technologies au service de la transformation numérique. Les entreprises doivent en saisir les opportunités, pour s’adapter à l’évolution des usages et des besoins métiers de leurs partenaires et collaborateurs, mais aussi des attentes de leurs clients. Vecteur de performance et d’attractivité de l’entreprise, ces nouvelles technologies sont l’avenir des solutions de gestion.

(1)    McKinsey, “Accélérer la mutation numérique des entreprises : un gisement de croissance et de compétitivité pour la France”, Septembre 2014

(2)    Accéder à l’Infographie Sage ERP

 

Cécile Dard

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