Pour gérer vos consentements :
Actualités: ENTREPRISE

Business Process Management : halte aux idées reçues !

Patrice Gauthier

par Patrice Gauthier,  Consultant Avant-vente Perceptive Software
BPM et workflow documentaire, même combat : Vrai et Faux

Ne nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit : à sa façon, le workflow documentaire entre bien dans la catégorie des processus métiers. Simplement, il s’articule autour d’un document, quelle qu’en soit son origine : facture, courrier papier, mail, fax, etc. Il est donc assez simple à mettre en œuvre puisqu’il s’agit de traiter l’information qu’il contient : intégration au SI, approbation, signature…

De façon plus large, on parlera de case management pour la gestion de processus métiers plus avancés. Auquel cas, le déclencheur du processus n’est pas forcément un document mais un appel téléphonique, une mise à jour de base de données ou encore une échéance arrivant à terme par exemple. Ainsi, en matière d’outil, si une solution de BPM complète est capable de prendre en charge des workflows documentaires, l’inverse n’est pas vrai.

Le BPM, un projet métier uniquement : Faux

Et surtout pas, oserait-on dire ! Certes, les directions métiers sont nécessairement à l’origine du besoin : ce sont leurs propres processus qui seront automatisés. Néanmoins, la mise en œuvre d’une solution globale de BPM ne se passera pas de l’intervention de la DSI. D’abord pour l’implémentation, l’exploitation et la maintenance de l’outil. Mais aussi et surtout pour son interfaçage avec le reste du SI, véritable valeur ajoutée d’un projet de BPM.

Quant à la maîtrise avancée de l’outil, la formation des utilisateurs ou encore la gestion des exceptions – l’une des principales difficultés rencontrées dans la mise en œuvre d’un projet de BPM -, les équipes de la DSI sont en règle générale les mieux placées.

De l’existant à l’automatisation, un jeu d’enfant : Faux

Passer d’un processus manuel, parfois issu d’habitudes de travail datant de nombreuses années, à un processus automatisé n’est pas si simple. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, outre l’équipe projet, il est indispensable d’impliquer les futurs utilisateurs le plus en amont possible. C’est une véritable révolution dans la façon de travailler : plus ils auront le temps de s’habituer à l’outil, plus le projet a des chances d’aboutir et de proposer rapidement une forte valeur ajoutée.

Une implication des utilisateurs qui doit être aussi l’occasion de leur proposer des évolutions des processus en place. Une fois le projet lancé, pourquoi se limiter à la simple transposition de l’existant dans l’outil ? Le projet de BPM est tout indiqué pour remettre à plat certains processus et les revoir pour les améliorer. Ceci vaut également sur le long terme aussi d’ailleurs : le BPM ne fige pas les processus « dans le marbre » !

Mieux vaut commencer par les processus simples : Vrai

Personne n’aurait l’idée saugrenue de commencer une formation Excel par les tableaux croisés dynamiques. Ni une formation Word par une mise en forme complexe. En matière de BPM, c’est pareil : avant de s’attaquer aux processus les plus complexes et/ou les plus stratégiques, il est préférable de prendre l’outil en main.

Et pour cela, rien de mieux que des processus…simples et peu stratégiques ! A ce titre, les workflows documentaires font souvent d’excellents candidats car ils relèvent généralement de processus assez simples à mettre en œuvre.

De façon plus générale, il ne s’agit donc pas d’opposer workflow documentaire et BPM. Au contraire. Mais il est dans tous les cas préférable de disposer dès le départ d’une solution capable de traiter les processus complexes, afin de ne pas avoir à recommencer tout le nécessaire travail d’apprentissage lors d’un second projet…

Plus d’informations à l’adresse http://www.perceptivesoftware.fr

Gérard Clech

Articles récents

Hornetsecurity rachète Altospam et étend sa présence sur le marché français

L’éditeur allemand Hornetsecurity annonce l’acquisition d’Altospam, spécialiste français de la sécurité des emails. Cette opération,…

1 jour années

ESN : Blue Soft clôture 2024 à 110 M€ et renforce son offre IA avec Prisme.ai

Avec un chiffre d’affaires de 110 M€ en 2024, en légère progression par rapport aux…

1 jour années

Cyber : Secuserve présente cinq nouveautés au Forum InCyber 2025

L’éditeur français SECUSERVE, spécialisé dans la sécurité des communications électroniques, présentera cinq nouvelles solutions à…

2 jours années

Distribution : Kaspersky choisit EDOX pour adresser les besoins des MSP et revendeurs cyber

Pour renforcer sa présence commerciale sur le marché français, notamment auprès des PME et des…

2 jours années

Panorama MSP : qui domine le marché du RMM en France ?

Longtemps cantonné à quelques pionniers, le modèle MSP s’impose progressivement dans l’écosystème des prestataires IT…

2 jours années

Nomination chez Exertis France : Florence Triou-Teixeira prend la tête d’Exertis Azenn et Exertis Connect

Le groupe Exertis annonce la nomination de Florence Triou-Teixeira à la tête des entités françaises…

2 jours années