Une période qui doit lui permettre, si tout va bien, de sortir de l’ornière et d’éviter une cessation de paiement puis une hypothétique liquidation judiciaire dont on a vu encore récemment la cruauté, tant d’un point de vue économique que social.
Le Tribunal de commerce a accepté ce plan de sauvegarde qui gèle notamment la majorité des créances en cours, et l’a assorti d’une période d’observation de 6 mois. De quoi mettre en œuvre un plan de relance décidé par la direction de la société qui doit notamment passer par la fermeture de l’usine irlandaise de Dane-Elec et par l’externalisation de la partie logistique du fabricant français, l’un des derniers européens du secteur.
Les dirigeants se donnent apparemment au maximum deux mois pour tracer définitivement les contours et fournir les détails de ce plan de relance. Ce, quelques semaines seulement après que Dane-Elec ai publié des résultats semestriels somme toute assez encourageants.
Fin septembre dernier, le groupe avait publié des résultats semestriels (premier semestre 2012) en demi-teinte avec une chute importante du chiffre d’affaires (-30,3% à 33,3 millions d’euros) mais avec un résultat opérationnel moins déficitaire qu’un an plus tôt (-4,9 millions d’euros, contre -5,8 millions d’euros).
Dans un communiqué officiel, la direction de Dane-Elec précise que cette demande auprès du TC doit se comprendre par «un souci de bonne gestion et afin de disposer du cadre juridique le plus adapté à la définition et la mise en œuvre de son plan stratégique de relance ».
En termes de produits, Dane-Elec avait déjà indiqué précédemment vouloir concentrer son activité commerciale sur les segments de marché les plus stratégiques et refuser d’entrer dans une logique de guerre des prix (face à des concurrents asiatiques notamment) aux effets délétères pour la santé à long terme de l’entreprise.
Si le fabricant ne sera sans doute pas en mesure d’arrêter ses comptes et de publier son rapport financier semestriel, il a indiqué s’engager à le faire « dans les meilleurs délais » (ce qui ne veut pas dire grand-chose). Les derniers chiffres publiés début octobre étaient malgré tout assez encourageants, avec notamment une marge brute estimée fin juin à 4 millions d’euros (contre 3,4 millions un an plus tôt) et un taux de marge estimé à 12% (contre un peu plus de 7% en 2011). A suivre donc…
Retrouvez le communiqué officiel à l’adresse: http://www.dane-elec.fr/images/DANE-ELEC/financial/announces/fr/121022_Dane-Elec_Sauvegarde_VDEF.pdf
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